Annales Brevet Histoire : Réussir l'Épreuve avec les Sujets Officiels 2026 June
Préparez-vous efficacement avec les annales brevet histoire. Sujets officiels, corrigés détaillés et méthodes pour réussir l'épreuve du DNB.

Se préparer au Diplôme National du Brevet en histoire-géographie demande une méthode rigoureuse et un entraînement régulier sur des sujets authentiques. Les sujets officiels des années précédentes constituent l'outil de révision le plus efficace pour comprendre les attentes des correcteurs et se familiariser avec le format réel de l'examen. En s'entraînant sur ces documents officiels, les élèves de troisième développent une véritable maîtrise des compétences évaluées et gagnent en confiance avant le jour de l'épreuve. Pour compléter votre préparation, consultez également les Annales Brevet Histoire disponibles sur notre plateforme.
L'épreuve d'histoire-géographie au brevet des collèges repose sur trois exercices distincts qui évaluent des compétences complémentaires : la maîtrise des connaissances historiques et géographiques, la capacité à analyser des documents variés, ainsi que la production d'un texte argumenté ou d'une réponse structurée. Chaque exercice mobilise des savoirs précis et des méthodes que les candidats doivent maîtriser pour obtenir une note satisfaisante. La préparation sur les sujets antérieurs permet de s'entraîner dans des conditions proches de l'examen réel.
Chaque année, les sujets du brevet couvrent des thèmes du programme officiel de troisième en histoire, en géographie et en enseignement moral et civique. Les périodes historiques abordées vont généralement de la Première Guerre mondiale jusqu'à l'époque contemporaine, avec une attention particulière portée aux grandes mutations du XXe siècle. En étudiant les sujets des cinq dernières années, on repère les thèmes récurrents et les types de documents les plus fréquemment proposés, ce qui permet de prioriser ses révisions de façon stratégique.
La méthode de travail avec les sujets officiels doit être active et structurée. Il ne suffit pas de lire les corrections : il faut d'abord répondre soi-même aux questions dans les conditions de l'examen, puis comparer sa copie avec le corrigé pour identifier ses points faibles et ses axes de progrès. Cette approche itérative permet d'améliorer progressivement sa technique de réponse, sa gestion du temps et sa capacité à mobiliser les connaissances pertinentes au bon moment. Un entraînement régulier sur deux à trois sujets par semaine est fortement recommandé dans les deux mois précédant l'examen.
La maîtrise du vocabulaire historique et géographique est également un facteur clé de réussite. Les correcteurs accordent une importance réelle à l'utilisation précise des termes spécialisés : guerre froide, décolonisation, mondialisation, développement durable, ou encore espace métropolitain. En travaillant sur les sujets officiels, les élèves apprennent à intégrer naturellement ce vocabulaire dans leurs réponses, ce qui valorise considérablement leur travail aux yeux des examinateurs et améliore la qualité de leurs productions écrites.
Les sujets officiels permettent aussi de comprendre la logique de la notation et les critères d'évaluation retenus par l'Éducation nationale. Chaque exercice est noté selon un barème précis qui récompense la pertinence des informations, la cohérence du raisonnement et la qualité de l'expression écrite. En analysant plusieurs corrigés, les candidats apprennent à anticiper les attentes des correcteurs et à structurer leurs réponses de manière efficace, en allant directement à l'essentiel tout en fournissant des exemples concrets et des données précises.
La préparation aux épreuves du brevet est une démarche globale qui associe révisions des cours, mémorisation des repères chronologiques et entraînement régulier sur des exercices pratiques. Les sujets officiels passés représentent la ressource la plus précieuse pour cette préparation, car ils reflètent fidèlement les exigences réelles de l'examen. Associés à des fiches de révision synthétiques et à des quiz interactifs, ils constituent le socle d'une préparation complète et efficace pour décrocher une excellente note au brevet.
L'Épreuve d'Histoire-Géographie au Brevet en Chiffres

Format et Structure de l'Épreuve d'Histoire-Géographie
| Section | Questions | Time | Weight | Notes |
|---|---|---|---|---|
| Exercice 1 — Questions de connaissances | 5 | 35 min | 30% | Réponses courtes sur histoire, géographie et EMC |
| Exercice 2 — Analyse de document(s) | 1 | 45 min | 40% | Document iconographique, carte ou texte à commenter |
| Exercice 3 — Rédaction argumentée | 1 | 40 min | 30% | Développement construit sur un sujet au choix |
| Total | 3 | 2 heures | 100% |
Exploiter efficacement les sujets officiels des années précédentes est un art qui s'apprend et qui peut transformer radicalement vos résultats au brevet. La première étape consiste à vous procurer les sujets complets avec leurs corrigés officiels, disponibles sur les sites académiques et sur des plateformes pédagogiques spécialisées. Il est essentiel de travailler sur des sujets récents, idéalement des cinq dernières années, car le programme peut évoluer légèrement et les thèmes reflètent les priorités actuelles de l'Éducation nationale. Une fois les documents en main, planifiez vos sessions d'entraînement de façon régulière et progressive.
La simulation des conditions d'examen est une étape indispensable que beaucoup d'élèves négligent à tort. Installez-vous dans un endroit calme, sans téléphone ni accès à Internet, et travaillez sur le sujet complet en respectant scrupuleusement le temps imparti. Cette pratique vous habitue à gérer la pression temporelle et vous permet de développer des automatismes pour répartir votre temps entre les trois exercices. Les élèves qui s'entraînent régulièrement dans ces conditions arrivent à l'examen beaucoup plus sereins et performants que ceux qui se contentent de lire les corrigés sans s'y confronter réellement.
Après chaque entraînement, l'autocorrection constitue le moment le plus formateur de la séance. Comparez votre travail point par point avec le corrigé officiel, en notant non seulement les erreurs factuelles mais aussi les différences de structure et d'argumentation. Créez un journal d'erreurs personnel où vous consignez les notions mal maîtrisées, les repères chronologiques oubliés et les erreurs de méthode récurrentes. Ce document deviendra votre guide de révision prioritaire dans les semaines qui précèdent l'examen, vous permettant de concentrer vos efforts là où ils sont le plus nécessaires.
L'analyse des barèmes de correction est une démarche particulièrement instructive que peu de candidats exploitent pleinement. Chaque point attribué correspond à un critère précis que les correcteurs ont été formés à évaluer. En étudiant ces barèmes, vous comprenez exactement ce qui est attendu : la mention d'un acteur historique spécifique, la référence à une date clé, l'utilisation d'un vocabulaire géographique précis. Cette connaissance des critères vous permet de ne jamais oublier les éléments essentiels dans vos réponses et d'optimiser votre score même quand vos connaissances sont imparfaites.
La progressivité dans l'entraînement est un principe fondamental pour une préparation réussie. Commencez par des sujets plus anciens pour vous familiariser avec le format, puis progressez vers les sujets les plus récents qui reflètent le mieux les exigences actuelles. Dans un premier temps, autorisez-vous à consulter vos cours pendant l'entraînement pour comprendre les mécanismes de réponse ; dans un second temps, travaillez sans aucun support. Cette montée en difficulté progressive vous prépare réellement aux conditions de l'examen et vous donne une mesure objective de vos progrès au fil des semaines.
La collaboration avec vos camarades de classe peut enrichir considérablement votre travail sur les sujets officiels. Organisez des groupes de révision où chacun traite le même exercice indépendamment, puis comparez vos productions avant de les confronter au corrigé officiel. Cette confrontation de points de vue permet souvent de découvrir des angles d'analyse que l'on n'avait pas envisagés seul et d'apprendre des approches différentes mais tout aussi valides. L'explication mutuelle des concepts incompris est également une méthode pédagogique très efficace pour ancrer durablement les connaissances en mémoire.
Enfin, n'oubliez pas de varier les types de sujets que vous travaillez. Certains élèves ont tendance à s'entraîner uniquement sur les thèmes qu'ils maîtrisent déjà bien, ce qui est contre-productif. Identifiez au contraire les domaines où vous vous sentez fragile — certaines périodes historiques, certains espaces géographiques ou certains types d'exercices — et concentrez-y une part importante de votre entraînement. C'est en affrontant ses difficultés directement qu'on progresse le plus rapidement et qu'on arrive à l'examen avec la sérénité d'un candidat véritablement préparé à toutes les éventualités.
Thèmes Clés et Périodes Historiques au Programme du Brevet
Le programme d'histoire de troisième couvre principalement le XXe siècle et le début du XXIe siècle. Les deux guerres mondiales occupent une place centrale, avec des thèmes comme les totalitarismes, la Shoah, la Résistance française et les conséquences des conflits sur les sociétés civiles. La guerre froide, la décolonisation et la construction européenne sont également des thèmes récurrents dans les sujets officiels, tout comme les transformations économiques et sociales de la France depuis 1945. Ces périodes nécessitent une maîtrise solide des repères chronologiques et des acteurs historiques majeurs.
Les sujets officiels font souvent référence à des événements précis : la chute du mur de Berlin en 1989, les accords d'Évian en 1962, le plan Marshall en 1947 ou encore les grandes étapes de la construction européenne depuis le traité de Rome. La capacité à situer ces événements dans leur contexte, à en expliquer les causes et les conséquences, et à les mettre en relation avec des évolutions plus larges est fondamentale. Les exercices de rédaction argumentée portent fréquemment sur des ruptures historiques majeures qui ont transformé le monde contemporain.

Avantages et Limites de la Préparation par les Sujets Officiels
- +Entraînement dans des conditions réelles d'examen pour réduire le stress
- +Compréhension précise des attentes des correcteurs grâce aux barèmes officiels
- +Identification des thèmes récurrents pour prioriser les révisions
- +Amélioration progressive de la gestion du temps pendant l'épreuve
- +Mémorisation active des repères chronologiques et géographiques essentiels
- +Développement d'un vocabulaire historique et géographique précis et valorisé
- −Les sujets anciens peuvent couvrir des thèmes légèrement différents du programme actuel
- −Sans corrigé détaillé, l'autocorrection peut induire en erreur sur les critères attendus
- −Le risque de mémoriser des corrigés sans vraiment comprendre la démarche analytique
- −Certains élèves se concentrent sur les sujets faciles en évitant leurs lacunes réelles
- −La répétition sans variété peut conduire à une préparation incomplète si mal planifiée
- −Les sujets officiels ne couvrent pas tous les thèmes du programme, nécessitant des révisions complémentaires
Checklist de Préparation : Étapes Essentielles Avant l'Examen
- ✓Réunir les sujets officiels des cinq dernières années avec leurs corrigés complets
- ✓Établir un planning de révision sur huit semaines en intégrant des sessions d'entraînement hebdomadaires
- ✓Maîtriser les repères chronologiques fondamentaux du programme de troisième
- ✓Réviser le vocabulaire géographique et historique spécialisé attendu par les correcteurs
- ✓Pratiquer l'analyse de documents (textes, cartes, graphiques, photographies) sur des exemples variés
- ✓S'entraîner à rédiger un développement construit en 40 minutes sans dépasser cette limite
- ✓Corriger systématiquement chaque exercice en consultant le barème officiel point par point
- ✓Tenir un journal d'erreurs pour suivre ses progrès et cibler ses lacunes prioritaires
- ✓Mémoriser les grandes puissances mondiales, leurs capitales et leurs caractéristiques géopolitiques
- ✓Réaliser au moins deux simulations complètes de deux heures dans les conditions réelles de l'examen

Le développement construit vaut 30 % de la note totale : ne le négligez jamais
Beaucoup de candidats sous-estiment l'exercice de rédaction argumentée, pensant que les questions de connaissances suffisent à obtenir une bonne note. Or, le développement construit est l'exercice où l'écart entre les candidats est le plus marqué : un élève bien préparé peut y décrocher la quasi-totalité des points, tandis qu'un candidat mal entraîné peine à dépasser la moyenne. Entraînez-vous à structurer votre réponse en introduction, développement en deux ou trois parties et conclusion, avec des transitions claires et des exemples précis à l'appui de chaque argument.
L'analyse et le commentaire de documents constituent le deuxième exercice du brevet d'histoire-géographie, et c'est souvent celui qui détermine les écarts de notes les plus significatifs entre les candidats. Contrairement aux questions de connaissances qui font appel à la mémorisation, cet exercice évalue avant tout la capacité à lire, à comprendre et à interpréter des sources variées. Les documents proposés peuvent être de nature très diverse : photographies historiques, affiches de propagande, extraits de discours politiques, cartes thématiques, graphiques statistiques ou textes de lois. Chaque type de document requiert une approche méthodologique spécifique.
Pour analyser correctement un document, il convient de suivre une démarche en plusieurs étapes que les entraînements sur les sujets officiels permettent d'automatiser. Dans un premier temps, identifiez la nature du document, son auteur, sa date et son contexte de production : ces informations sont essentielles pour interpréter le message qu'il véhicule. Ensuite, décrivez précisément ce que vous observez ou lisez, en citant le document directement si c'est un texte. Enfin, interprétez le document en le mettant en relation avec vos connaissances historiques ou géographiques pour en dégager le sens profond et la portée historique.
La critique de la source est une compétence avancée particulièrement valorisée par les correcteurs. Elle consiste à ne pas accepter le document comme une vérité absolue mais à s'interroger sur sa fiabilité, ses limites et les intentions de son auteur. Un tract de propagande nazie ne donne pas une image objective de la réalité historique, mais il renseigne précieusement sur les méthodes de manipulation utilisées par le régime totalitaire.
Une affiche touristique des années 1960 reflète une vision idéalisée d'un territoire qui ne correspond pas nécessairement à la réalité vécue par ses habitants. Apprendre à exercer ce regard critique est une compétence intellectuelle fondamentale.
Les cartes constituent un type de document particulièrement fréquent dans les sujets de géographie. Pour les analyser efficacement, il faut d'abord identifier l'espace représenté et l'échelle utilisée, puis décrire l'organisation de l'espace en distinguant les centres et les périphéries, les flux et les frontières, les inégalités et les contrastes. L'utilisation d'un vocabulaire géographique précis — centre d'impulsion, interface, gradient, littoralisation, métropolisation — valorise considérablement l'analyse. Les sujets officiels proposent régulièrement des cartes de la mondialisation, des inégalités de développement ou de l'organisation du territoire français que vous devez apprendre à lire et à commenter avec aisance.
Les graphiques statistiques requièrent également une méthode de lecture spécifique. Identifiez d'abord les variables représentées sur les axes, les unités de mesure et la période couverte. Décrivez ensuite les principales tendances : évolution générale, maximums et minimums, ruptures et continuités, comparaisons entre différentes courbes ou secteurs. Interprétez enfin ces tendances en les reliant aux contextes historiques et géographiques que vous connaissez : une chute de la production industrielle peut s'expliquer par une crise économique, une guerre ou une reconversion sectorielle. La précision dans la description et la pertinence dans l'interprétation sont les deux critères clés de l'évaluation.
L'entraînement régulier sur des documents variés est la seule façon de développer ces compétences analytiques. Chaque sujet officiel vous expose à un nouveau type de document, à un nouveau thème et à de nouvelles questions de méthode. Après plusieurs séances d'entraînement, vous commencerez à reconnaître les schémas récurrents et les stratégies de réponse qui fonctionnent le mieux. Notez dans votre journal d'erreurs les types de documents que vous trouvez les plus difficiles à analyser et consacrez-y des sessions de travail spécifiques avec votre professeur ou en groupe de révision avec vos camarades.
La qualité de l'expression écrite joue également un rôle non négligeable dans l'évaluation de l'exercice d'analyse. Les correcteurs sont sensibles à la clarté de la formulation, à la cohérence de l'argumentation et à la capacité à utiliser un registre de langue soutenu. Des phrases courtes et précises valent mieux que de longues formulations confuses. Évitez les répétitions, utilisez des connecteurs logiques pour structurer votre argumentation et veillez à la correction orthographique et grammaticale de votre texte. Ces qualités formelles témoignent d'un travail sérieux et d'une pensée organisée qui impressionnent favorablement les correcteurs.
Les inscriptions au Diplôme National du Brevet sont gérées par votre établissement scolaire et ne nécessitent généralement pas de démarche individuelle de votre part. Cependant, vérifiez bien auprès de votre professeur principal que votre dossier est complet, notamment les notes du contrôle continu du cycle 4 qui comptent pour 400 des 800 points du brevet. En cas de situation particulière (handicap, maladie, etc.), des aménagements sont possibles sous réserve d'une demande officielle auprès du médecin scolaire et du directeur académique avant les délais fixés.
Maximiser sa note à l'épreuve d'histoire-géographie du brevet exige une stratégie globale qui va bien au-delà de la simple mémorisation des cours. Les candidats les plus performants sont ceux qui ont développé une triple compétence : la maîtrise des connaissances factuelles, la maîtrise des méthodes d'analyse et la maîtrise de l'expression écrite. Ces trois dimensions s'acquièrent progressivement à travers un entraînement régulier et structuré sur les sujets officiels des années précédentes, complété par un travail personnel approfondi sur les thèmes du programme. Pour consolider vos bases, les Annales Brevet Histoire offrent des ressources synthétiques indispensables.
La gestion du temps pendant l'épreuve est une compétence stratégique souvent sous-estimée. Avec seulement deux heures pour traiter trois exercices aux natures très différentes, vous ne pouvez pas vous permettre de rester bloqué trop longtemps sur une question difficile. Entraînez-vous à respecter les temps alloués à chaque exercice : environ 35 minutes pour les questions de connaissances, 45 minutes pour l'analyse de document et 40 minutes pour le développement construit. Si une question vous bloque, passez à la suivante et revenez-y à la fin si le temps le permet plutôt que de perdre de précieuses minutes sur un point incertain.
La lecture attentive des consignes est une étape cruciale que beaucoup de candidats bâclent dans la précipitation. Avant de commencer à rédiger, prenez deux à trois minutes pour lire intégralement le sujet, identifier ce qui est précisément demandé dans chaque exercice et noter mentalement les connaissances et les exemples que vous allez mobiliser.
Cette phase de réflexion initiale vous évitera les hors-sujets et les oublis, deux erreurs particulièrement pénalisées par les correcteurs. Un candidat qui répond avec précision à ce qui est demandé obtiendra toujours une meilleure note qu'un candidat qui produit un texte abondant mais à côté de la question.
La présentation matérielle de votre copie contribue également à l'impression générale laissée au correcteur. Une copie propre, avec une écriture lisible, des paragraphes clairement identifiés et une organisation visible, facilite la lecture et la correction. Utilisez des alinéas pour marquer les changements de paragraphe, sautez des lignes entre les exercices et soulignez les termes géographiques ou historiques importants si cela est autorisé. Ces petits détails formels témoignent d'un travail soigné et d'un respect du lecteur qui peuvent faire la différence entre deux copies de niveau similaire.
Les exercices de développement construit bénéficient grandement d'une introduction et d'une conclusion rédigées, même brèves. L'introduction doit présenter le sujet, définir les termes clés et annoncer le plan suivi. La conclusion doit reprendre les principales idées développées et éventuellement ouvrir sur une perspective plus large. Ces éléments structurels montrent que vous maîtrisez les codes de l'argumentation académique et que vous êtes capable de produire un texte cohérent et organisé. Un développement sans introduction ni conclusion, même de bonne qualité, laisse une impression d'inachèvement qui nuit à l'évaluation globale.
La mobilisation d'exemples précis et variés est l'un des critères les plus discriminants dans l'évaluation du développement construit. Ne vous contentez pas de formulations vagues comme « au cours de la Seconde Guerre mondiale » ou « dans les pays en développement » : nommez des événements précis, des acteurs identifiés, des dates spécifiques et des espaces géographiques clairement localisés. Un exemple bien choisi et bien exploité vaut souvent plus que plusieurs affirmations générales non étayées.
Les sujets officiels que vous avez travaillés vous fournissent une banque d'exemples concrets que vous pouvez réutiliser et adapter selon les besoins du sujet proposé.
Enfin, n'oubliez pas que l'épreuve d'histoire-géographie s'inscrit dans un ensemble plus large qui comprend également les notes du contrôle continu et les autres épreuves du brevet. Une bonne préparation en histoire-géographie peut compenser d'éventuelles faiblesses dans d'autres matières et contribuer significativement à l'obtention d'une mention au diplôme. Inversement, une note décevante en histoire-géographie peut être compensée par d'excellentes performances dans d'autres épreuves. Gardez cette vision d'ensemble à l'esprit pour prioriser vos efforts de révision en fonction de vos points forts et de vos axes de progrès personnels.
Les dernières semaines avant le brevet constituent une période décisive où chaque heure de travail doit être utilisée de façon optimale. Évitez de vouloir tout revoir dans les moindres détails, ce qui est à la fois impossible et contre-productif. Concentrez-vous plutôt sur les thèmes essentiels du programme, les repères chronologiques et géographiques fondamentaux, et les méthodes d'exercices sur lesquelles vous avez encore des fragilités identifiées lors de vos entraînements. Une révision ciblée et efficace vaut infiniment mieux qu'une révision exhaustive et superficielle qui ne laisse aucune trace durable dans la mémoire.
La mémorisation des repères chronologiques exige une méthode spécifique. Plutôt que d'apprendre des listes de dates de façon isolée, construisez une frise chronologique personnelle qui met en relation les événements entre eux et les inscrit dans leurs contextes. Associez chaque date à un événement précis, à ses causes principales et à ses conséquences immédiates. Les dates clés que vous devez absolument maîtriser pour le brevet incluent notamment 1914-1918, 1939-1945, 1947, 1957, 1962, 1968, 1989 et 2001, chacune marquant une rupture significative dans l'histoire mondiale ou française du XXe siècle.
Les cartes mentales constituent un outil de mémorisation particulièrement adapté aux révisions en histoire-géographie. Créez des cartes mentales thématiques pour chaque grand chapitre du programme : une carte sur la guerre froide avec ses acteurs, ses crises et ses étapes ; une carte sur la mondialisation avec ses flux, ses acteurs et ses espaces ; une carte sur les régimes totalitaires avec leurs caractéristiques, leurs similitudes et leurs différences. Ces représentations visuelles facilitent la mémorisation des informations complexes et permettent de voir rapidement les liens entre les différents éléments d'un thème.
La révision à voix haute est une technique souvent méconnue mais très efficace pour tester et consolider ses connaissances. Expliquez à voix haute, comme si vous enseigniez à quelqu'un, les grands thèmes du programme d'histoire et de géographie. Cet exercice vous oblige à formuler clairement vos connaissances, à identifier les zones d'ombre dans votre compréhension et à construire un discours structuré sur des sujets complexes. Si vous n'avez pas d'interlocuteur disponible, enregistrez-vous et réécoutez-vous pour évaluer la clarté et la précision de vos explications. Cette pratique améliore significativement la qualité de vos réponses rédigées à l'examen.
La veille de l'examen doit être consacrée à la détente et à la préparation logistique plutôt qu'à de nouvelles révisions intensives. Préparez votre matériel : stylos, règle, compas si nécessaire, pièce d'identité ou carnet de correspondance. Vérifiez l'heure et le lieu précis de l'épreuve, prévoyez un trajet sans stress avec une marge de sécurité suffisante. Relisez une dernière fois vos fiches synthétiques de façon détendue, sans chercher à mémoriser de nouvelles informations. Dormez suffisamment pour arriver à l'examen dans les meilleures conditions physiques et mentales possibles, car la fatigue est l'ennemie de la performance intellectuelle.
Le matin de l'examen, prenez un petit-déjeuner complet et arrivez dans la salle au moins dix minutes avant l'heure prévue pour vous installer calmement. Une fois le sujet distribué, prenez le temps de le lire intégralement avant de commencer à rédiger. Cette lecture initiale vous permet de prendre conscience de l'ensemble des exercices proposés et de planifier mentalement votre stratégie de réponse. Si un exercice vous semble particulièrement difficile, gardez votre calme : vous avez été préparé pour faire face à des sujets variés et les connaissances nécessaires sont bien présentes dans votre mémoire, il suffit de les mobiliser méthodiquement.
Après l'examen, quelle que soit votre impression sur votre performance, évitez de vous comparer systématiquement avec vos camarades ou de revenir en détail sur vos réponses. Chaque candidat a sa propre expérience de l'examen, et les discussions post-épreuve créent souvent une anxiété inutile. Faites confiance au travail que vous avez accompli pendant vos semaines de préparation et attendez sereinement les résultats. Quel que soit le résultat, l'effort de préparation que vous avez fourni vous a permis de développer des compétences analytiques et rédactionnelles qui vous seront utiles bien au-delà du brevet des collèges.
Brevet Questions et Réponses
About the Author
Chercheuse et pédagogue en évaluation des apprentissages
Université de LyonSophie Leclerc est docteure en sciences de l'éducation et s'intéresse depuis des années à la manière dont les adultes révisent et mémorisent en vue d'un examen. Elle collabore avec des organismes de formation pour concevoir des supports d'entraînement efficaces. Son approche combine rigueur académique et conseils pratiques immédiatement applicables.



